Ordered chaos

J'ai plus l'âge de fumer les nuages.

À mon amour d’amitié.

Et je gardai sous les paupières le doux hologramme de sa nudité.

- Jean Baudrillard - Journal, 1980

(Source : ondoyer, via im6662)

Petit Prince à la mélancolie facile.

Des baisers de mots. Des baisers de lettres. Des baisers qui se perdent. Des baisers qui me viennent aux lèvres.

Inactivité intermittente.

Aujourd’hui il a seize ans.

Le regard blasé de ceux qui pense avoir percé à jour l’existence. Il sait que quand ça ne va pas il ne peut accuser personne. C’est la faute à “pas de chance”. C’est un sacré connard ce pas de chance. Ce garçon ne lui a pourtant rien fait.
Il demande juste à être comme tout le monde.

Tu as les yeux noirs quand tu fais l’amour.

Quelques éclats d’innocence sous ta carapace de tortue.

La bouche en cœur. Les yeux cernés. Une vague à l’âme.

La tête en friche

Il dort. Tant de douceur sur ses lèvres qu’un rêve remue. Mystère derrière ses yeux clos par la fatigue. La tête en friche, débordant d’images recueillies dans les journées et dans ses songes. Des bribes de mots qui flottent dans les méandres de son esprit encore innocenté par le monde.
Tant de chemins parcourus, foulés par un petit garçon qui rêve.

Fatiguant, amusant, bruyant, compliqué, gris.
Éclat d’enfance.

Se taire : petite lâcheté quotidienne.

Envolée cette idée de rébellion. Quelques idées de papier. Quelques mots vains ici. Et tout s’envole. Ça passera. Puisque tout passe.

“((J’adore les parenthèses entre parenthèses. C’est très sexuel.))”